KÔMYÔZÔ-ZANMAI | La lumière spirituelle, trésor de Samadhi | Maître Koun Ejô
Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil.

Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil.
Hakuin (1685-1768)
Le tigre ne mange pas de la viande pourrie.
Maître Hakuin est considéré au Japon comme un moine admirable et un être rare. Il naquit en 1685 dans la préfecture de Shiyuoka dans l'actuelle ville de Hara. Il devient moine à 19ans et succéda au Maître Shôju . Il laissa à la postérité d' excellents disciples. Il figure dans les arbres généalogiques de la plupart des maîtres de l'école rinzai. Avec lui, la transmission de Maître à disciple devient plus structurée et reprit tout son sens. Hakuin nous a laissé deux ouvrages : Yasenkanwa - Conversation indolente d'un soir, sur une barque - un traité de médecine sur l'énergie spirituelle et Orate-gama - La bouilloire Orate - un recueil de lettres destiné à ses disciples.
Nous lui devons également l'étude structurée des Kôans, et tout particulièrement celui-ci : Ecouter le son d'une seule main. Lorsque l'on frappe des deux mains un bruit se fait entendre, Hakuin, lui, pose la question à savoir quel son émet une seule main. Il pensait ainsi pouvoir susciter le questionnement chez ses disciples comme l'histoire du chien de Tchao- tcheou.
Wanshi Shokaku (1091-1157)
C'est Maître Chen-hsieh puis son disciple Hung Chi Chen Cheuh, plus connu sous le nom de Wanshi Shokaku, qui sont à l'origine de la pratique de zazen comme moyen pouvant faire que la vérité se révèle dans l'assise calme et tranquille permettant ainsi à notre nature_ Bouddha d’émerger. Mais c'est à Maître Daie, Soko un farouche opposant à cette approche que l'on doit cette expression "illumination silencieuse ". Il disait : - Il y a, de nos jours, une bande au crâne rasé un peu glauque qui s'amuse à faire le mort. Rester dans la quiétude ne fait que rendre l'esprit plus compliqué. Rester dans le calme, c'est pratiquer l'illumination silencieuse. Wanshi Shokaku s'appropria l'expression et écrivit son "Chant de l'illumination silencieuse", mais c'est dans son ouvrage Zazenshin qu'il explicite ce qu'est réellement cette illumination silencieuse.