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  <title>SÔTÔ ZEN ASSOCIATION - SUISSE</title>
  <description><![CDATA[Convergence]]></description>
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<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2009/10/05/90-ne-tirez-pas-sur-le-maitre---lettre-a-thomas">
  <title>Ne tirez pas sur le maître - lettre à Thomas</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2009/10/05/90-ne-tirez-pas-sur-le-maitre---lettre-a-thomas</link>
  <dc:date>2009-10-05T12:48:21+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Lettre</dc:subject>
  <description>La remise en question de l'autre contient la remise en question de quelque chose d'autre. Souvent, ce qui est reporté l'est en omettant de prendre en considération le postulat qu'une histoire n'est qu'un corps d'hypothèses. .

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La remise en question de l'autre contient la remise en question de quelque chose d'autre. Souvent, ce qui est reporté l'est en omettant de prendre en considération le postulat qu'une histoire n'est qu'un corps d'hypothèses. .</p>

<hr /> <p>Combien de demandes d'entretien qui me sont faites se soldent-elles, dans la majorité des cas, par la remise en question du maître&nbsp;? Un grand nombre, ce qui prouve l&#8217;importance de la relation de maître à disciple dans la pratique du Zen.</p>


<p>La question de la cohérence entre ce qu&#8217;enseigne le maître et ce qu'il fait est récurrente. En écoutant bien, un autre discours sous-jacent se laisse parfois entendre. La remise en question de l'autre contient la remise en question de quelque chose d'autre. Souvent, ce qui est reporté l'est en omettant de prendre en considération le postulat qu'une histoire n'est qu'un corps d'hypothèses. Un corps d'hypothèses qui cherche une réponse qui se solde dans la facilité d'un jugement porté sur celui à qui l'on fait endosser la cause de notre contresens. Alors que la véritable question pourrait être celle-ci&nbsp;: "il ya quelque chose dans ma relation de maître à disciple que j'ai construit qui m'empêche d'être bien avec elle - la relation". Parfois on n'a pas su, peut être, prendre une juste distance. Alors que cette distance permettrait de se créer une histoire avec du sens. Mais la création de cette histoire n'est pas si simple, car parfois il y a apparition de ce que l'on a enfoui, oublié, omis de prendre en considération. Trop souvent, dans ce qui m'est rapporté de la relation de maître à disciple avortée, s'est jouée une pièce que l'on pourrait nommer "phantasme, désir et réalité", dans laquelle se trame souvent le rôle transférentiel du père ou de la mère. Il faut savoir que lors du jeu de cette pièce, il ya des réalités de base, des blessures, des failles qui s'expriment et qu'il est difficile d'envisager de les effacer tant elles font partie de la cohérence de notre propre histoire. Ceux qui en prennent conscience repartent, du fait seulement d'avoir été entendu, avec un regard différent qui, espérons-le, leur permettra d'en tirer le meilleur parti pour reconstruire ce qui leur semble convenir. J'aime à penser qu'ils continuent leur pratique différemment là où ils l'ont laissée. Donner à cette histoire la possibilité de grandir sur les traces de l&#8217;expérience du maître avec ce qu&#8217;il est&nbsp;: un homme ordinaire pas très ordinaire.</p>


<p>Mais il y a malheureusement ceux qui viennent pour tirer sur le maître, à défaut de pianiste. La question de la cohérence posée cache en réalité un état de fragilité dû à une déception qui prend racine dans l'idée saugrenue que le maître devrait être à leur yeux l'assurance de l'intégrité de l'image sociale qu'ils se font d'eux-mêmes. Ils sont figés dans une histoire à répétition. La réalité qui leur parvient est irrationnelle et ils ne peuvent lui faire face. Ne pouvant plus se fier à l&#8217;intellection, ils perdent confiance en eux même et s&#8217;en prennent à l&#8217;autre. Ils sont dans l'incapacité, par le bon droit dont ils pensent être dépositaires, de percevoir sans aucun jugement que l'histoire de la relation s'écrit non seulement avec les manquements des personnes qui font partie de leur vie, mais aussi avec les leurs.</p>


<p>Parviennent-ils, après l&#8217;entretien, à modifier leur regard ou à donner du sens à leur histoire&nbsp;? On peut en douter. Pourquoi&nbsp;? - Certains manient l&#8217;argumentation ad hominem à la perfection. Mais dans un autre temps, un autre espace, qui sait&nbsp;? Car je m&#8217;interdis à penser que l&#8217;Homme soit un animal ridiculement stupide au point de se faire du mal en se tapant la tête contre les murs &#8211; les autres.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2009/05/26/91-komyozo-zanmai">
  <title>KÔMYÔZÔ-ZANMAI | La lumière spirituelle, trésor de Samadhi  |  Maître Koun Ejô</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2009/05/26/91-komyozo-zanmai</link>
  <dc:date>2009-05-26T11:55:44+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Textes</dc:subject>
  <description>Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil.</p>

<hr /> <p>Voici quelques conseils judicieux que je souhaiterais édicter à ceux qui sincèrement aspirent à pratiquer la voie.</p>

<ul>
<li>Fuyez ce désir de parvenir à un état d&#8217;esprit particulier ou à obtenir quelque chose de spécial.</li>
<li>Abstenez-vous de vous en remettre à ce que vous croyez être la sagesse et ne vous fiez pas à votre érudition.</li>
<li>Évitez d&#8217;être présomptueux parce que vous avez acquis un quelconque savoir en pratiquant.</li>
<li>Fuyez la nostalgie, jetez-vous de toutes vos forces et corps et âme dans le grand Komyozo.</li>
<li>Accueillez vos pensées, mais ne vous identifiez pas à elles. Ne courez pas après l&#8217;éveil ou n&#8217;essayez pas de dissiper vos illusions.</li>
<li>Pratiquez une assise constante et calme. Si vous ne recherchez pas à maintenir le flot de vos pensées, elles ne s&#8217;ancreront pas d&#8217;elles-mêmes. Seulement s&#8217;asseoir comme si vous étiez l&#8217;univers infini ou une boule de feu. Immergez-vous avec confiance dans l&#8217;inspire et l&#8217;expire.</li>
</ul>

<p>Et tant bien même qu&#8217;apparaissent les 84&#8217;000 vices (bonnos), si vous n&#8217;y accordez pas d&#8217;importance - si vous ne les entretenez pas - et que vous les abandonnez à leur triste sort alors de chacun d&#8217;eux ou même de tous peuvent surgir la grande sagesse - prajna. Pas seulement dans la période de l&#8217;assise, mais aussi dans chacun de vos actions de tous les jours et cela sans aucune distinction. Faites en sorte que chaque moment de   votre vie soit le dernier instant, complètement détaché de toutes attentes et de toutes considérations personnelles.</p>


<p>Inspirer ou expirer, toucher ou écouter, être sans pensée et limitation, ce n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;être dans la tranquillité à la lueur de Komyozo. Dans le corps et l&#8217;esprit unifiés, vous êtes totalement présents, c&#8217;est pourquoi, dès qu&#8217;on vous appelle, vous répondez&nbsp;:</p>


<p>Forêts, fleurs, herbes et feuilles, être humains, animaux, petit ou grand, long ou court, carré ou rond&nbsp;: tous s&#8217;expriment de concert indépendamment de toutes dissemblances. C&#8217;est au regard de cette lueur que les gens ordinaires, les sages, les égarés et les éveillés ne font qu&#8217;un. Elle émerge d&#8217;elle-même et ne dépend en aucune manière de vos facultés mentales. Et même si vous vous mettez à agir, elle ne sera   en aucune manière affectée.</p>


<p>Depuis le commencement cette lueur n&#8217;a eu de cesse d&#8217;être active. Dans ce monde, elle n&#8217;apparaît   pas   de concert   avec   la   venue   des Bouddhas et quand ces derniers entrent dans le nirvana, elle ne les rejoint pas automatiquement. Komyozo n&#8217;est pas apparue lors de votre naissance et ne disparaîtra pas lors de votre mort. Elle ne se bonifie pas auprès des Bouddhas, elle ne se déprécie pas auprès des êtres ordinaires.  Ce n&#8217;est pas parce que vous êtes dans l&#8217;erreur qu&#8217;elle l&#8217;est, pas plus qu&#8217;elle est éveillée parce que vous l&#8217;êtes.  Elle n&#8217;a aucune position, aucune apparence, aucun nom. Elle est le c&#339;ur des phénomènes.  Vous  ne  pouvez  pas  vous  en  emparer comme  vous  ne  pouvez  vous  en  débarrasser. Bien qu&#8217;elle soit insaisissable, tant physiquement qu&#8217;intellectuellement, elle est. Du plus profond du paradis  aux  profondeurs  de  l&#8217;enfer,  tous  les endroits  sont  éclairés  de  la  même façon,  sans distinction. C&#8217;est l&#8217;inconcevable rayonnement de la spiritualité providentielle.  Si vous comprenez cela, vous n&#8217;avez plus besoin de questionner tout le monde au sujet de ce qui est juste ou faux. C&#8217;est comme si vous vous retrouviez soudainement face à face avec votre grand-père dans une ville inconnue.</p>


<p>Depuis le commencement, ce Samadhi (komyozo-zanmai) est l&#8217;endroit où par sa pratique Sakyamuni atteignit l&#8217;éveil - l&#8217;océan de tous les Bouddhas.   C&#8217;est   aussi   zazen,   l&#8217;assise   des Bouddhas, la pratique des Bouddhas, celle qui nous a été fidèlement transmise de génération en génération. Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil. Il est préférable de fuir tout attachement aux fastes et de ne pas vous laissez dominer par vos penchants sexuels.</p>



<p>Comme vous êtes déjà des fils de Bouddha, alors assoyez-vous fermement avec la même conviction que les Bouddhas. Ne vous assoyez jamais en vous comportant comme des démons, des esprits   affamés,   des   animaux,   des   esprits vengeurs, des êtres humains, des êtres célestes, sravakas, ou pratyekabuddhas mais pratiquez Shikantaza. Ne perdez pas votre temps. C&#8217;est cela l&#8217;esprit véritable du lieu où Bouddha eut l&#8217;éveil.  C&#8217;est ce qui est désigné par komyozo-zanmai, l&#8217;inconcevable libération.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/09/16/89-eloge-de-la-pratique-ou-le-chant-dhakuin">
  <title>Le chant d'Hakuin</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/09/16/89-eloge-de-la-pratique-ou-le-chant-dhakuin</link>
  <dc:date>2008-09-16T08:42:12+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Textes</dc:subject>
  <description>Hakuin (1685-1768)


Le tigre ne mange pas de la viande pourrie.


Maître Hakuin est considéré au Japon  comme un moine admirable et un être rare. Il naquit  en 1685 dans la préfecture de Shiyuoka  dans l'actuelle ville de Hara. Il devient moine à 19ans et succéda  au Maître Shôju . Il laissa à la postérité d' excellents disciples. Il figure dans les arbres généalogiques de la plupart des maîtres de l'école rinzai. Avec lui, la transmission  de  Maître  à  disciple  devient  plus structurée et reprit tout son sens.
Hakuin nous a laissé deux ouvrages : Yasenkanwa - Conversation indolente  d'un soir, sur une barque
- un traité de médecine sur l'énergie spirituelle et Orate-gama  - La bouilloire Orate - un recueil de lettres destiné à ses disciples.


Nous lui devons également l'étude structurée des Kôans, et tout particulièrement celui-ci : Ecouter le son d'une seule main.  Lorsque l'on frappe des deux mains un bruit  se fait entendre, Hakuin, lui, pose la question à savoir quel son émet une seule main. Il pensait ainsi pouvoir susciter le questionnement  chez  ses  disciples  comme  l'histoire  du chien de Tchao- tcheou.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Hakuin (1685-1768)</p>


<p>Le tigre ne mange pas de la viande pourrie.</p>


<p>Maître Hakuin est considéré au Japon  comme un moine admirable et un être rare. Il naquit  en 1685 dans la préfecture de Shiyuoka  dans l'actuelle ville de Hara. Il devient moine à 19ans et succéda  au Maître Shôju . Il laissa à la postérité d' excellents disciples. Il figure dans les arbres généalogiques de la plupart des maîtres de l'école rinzai. Avec lui, la transmission  de  Maître  à  disciple  devient  plus structurée et reprit tout son sens.
Hakuin nous a laissé deux ouvrages&nbsp;: Yasenkanwa - Conversation indolente  d'un soir, sur une barque
- un traité de médecine sur l'énergie spirituelle et Orate-gama  - La bouilloire Orate - un recueil de lettres destiné à ses disciples.</p>


<p>Nous lui devons également l'étude structurée des Kôans, et tout particulièrement celui-ci&nbsp;: Ecouter le son d'une seule main.  Lorsque l'on frappe des deux mains un bruit  se fait entendre, Hakuin, lui, pose la question à savoir quel son émet une seule main. Il pensait ainsi pouvoir susciter le questionnement  chez  ses  disciples  comme  l'histoire  du chien de Tchao- tcheou.</p>

<hr /> <p><strong>Eloge de la Pratique</strong></p>



<p>Tous les êtres,de par leur nature sont des Bouddhas,<br />
comme peut être la glace de l'eau. <br />
Sans eau il ne peut y avoir de glace.<br /></p>



<p>Quelle tristesse de voir ces personnes<br />
S'évertuant à rechercher toujours ailleurs <br />
La vérité qui est proche d'eux.<br />
Comme celui qui s&#8217;époumone à crier "j'ai soif"<br />
immergé en plein milieu d'une étendue d'eau. <br />
Comme un enfant de bonne famille <br />
qui bauguenaude avec les traines-misères.<br />
Perdu dans les ténèbres de l'ignorance,<br />
Nous  nous  égarons dans les six mondes.<br />
De pénombre en pénombre nous errons.<br /></p>


<p>Comment nous libérer de la naissance et de la mort ?<br />
Par la pratique de zazen, <br />
d'où émergent toutes les vertus louées par le Mahayana authentique. <br />
Par la pratique du don et du repentir, afin de purifier notre Karma.<br />
Où sont-ils passés ces funestes chemins? <br />
Même la Terre Pure n'est pas si distante. <br />
Ceux qui peuvent entendre cette vérité, <br />
l'écouter ne serait-ce qu'une seule fois avec Gratitude,<br />
la vénérer et la protéger, obtiennent en retour des mérites infinis.</p>


<p>En nous donnant entièrement,<br />
nous apportons la preuve de notre nature véritable.<br />
Cette véritable nature est le non_soi, il n'est plus nécessaire de ratiociner. <br />
C'est évident qu'il y a unité.<br />
Dans ce qui est la cause et dans ce qui est l'effet. <br />
Il n'y a ni paire ni tierce.</p>


<p>La voie est juste là sous nos pieds. <br />
Désormais, notre forme qui est  non_ forme et nos pérégrinations, sont notre demeure;<br />
Nos pensées dorénavant sans_pensées,<br />
Nos chants et nos danses sont la voix du Dharma.<br />
L'immensité du Samadhi est sans contrainte,  totalement libre,<br />
sa sagesse est éclatante comme un soir de pleine lune. <br />
Sincèrement que voulons-nous de plus&nbsp;? <br />
Le nirvana nous crève les yeux.<br />
La terre qui nous porte est la Terre Pure.<br />
Notre corps est le corps du Bouddha.<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/09/16/88-le-chant-de-lillumination-silencieuse">
  <title>Illumination Silencieuse</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/09/16/88-le-chant-de-lillumination-silencieuse</link>
  <dc:date>2008-09-16T08:23:03+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Textes</dc:subject>
  <description>Wanshi Shokaku (1091-1157)


C'est Maître Chen-hsieh puis son disciple  Hung Chi Chen Cheuh,  plus connu sous le nom de Wanshi    Shokaku,  qui  sont  à  l'origine  de  la pratique de zazen comme moyen pouvant faire que la vérité se révèle dans l'assise calme et tranquille  permettant  ainsi  à  notre   nature_ Bouddha   d’émerger.
Mais  c'est  à    Maître  Daie,  Soko  un  farouche opposant à cette approche que l'on doit cette expression "illumination silencieuse ". Il disait :
- Il y a, de nos jours, une bande au crâne rasé un peu glauque qui  s'amuse à faire le mort. Rester  dans  la  quiétude  ne  fait  que  rendre l'esprit plus compliqué. Rester dans le calme, c'est    pratiquer    l'illumination    silencieuse. Wanshi  Shokaku  s'appropria l'expression et écrivit    son  "Chant  de  l'illumination  silencieuse",  mais c'est dans son ouvrage Zazenshin qu'il  explicite ce qu'est réellement cette illumination silencieuse.


</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Wanshi Shokaku (1091-1157)</p>


<p>C'est Maître Chen-hsieh puis son disciple  Hung Chi Chen Cheuh,  plus connu sous le nom de Wanshi    Shokaku,  qui  sont  à  l'origine  de  la pratique de zazen comme moyen pouvant faire que la vérité se révèle dans l'assise calme et tranquille  permettant  ainsi  à  notre   nature_ Bouddha   d&#8217;émerger.
Mais  c'est  à    Maître  Daie,  Soko  un  farouche opposant à cette approche que l'on doit cette expression "illumination silencieuse ". Il disait&nbsp;:
- Il y a, de nos jours, une bande au crâne rasé un peu glauque qui  s'amuse à faire le mort. Rester  dans  la  quiétude  ne  fait  que  rendre l'esprit plus compliqué. Rester dans le calme, c'est    pratiquer    l'illumination    silencieuse. Wanshi  Shokaku  s'appropria l'expression et écrivit    son  "Chant  de  l'illumination  silencieuse",  mais c'est dans son ouvrage Zazenshin qu'il  explicite ce qu'est réellement cette illumination silencieuse.</p>


<hr /> <p><strong>Le chant de l&#8217;illumination silencieuse</strong></p>


<p>Dans le silence,<br />
quand sereinement les mots sont délaissés, à nous se révèle l&#8217;évidence.<br />
Lorsque nous en prenons conscience, le temps se confond en éternité.<br />
De cette expérience prend vie notre monde. <br />
Cette singulière réalité est l&#8217;entendement.<br />
Cet enchantement est pure bénédiction, <br />
comme la silhouette de la lune, une rivière d&#8217;étoiles, <br />
la neige sur les pins et les nuages <br />
recouvrant les sommets des montagnes. <br />
Dans les ténèbres ils sont éblouissants. <br />
Dans l&#8217;obscurité ils rayonnent.<br />
Semblable aux sensations du héron volant dans l&#8217;espace infini.<br />
Comparable à l&#8217;eau limpide et immobile d&#8217;une mare en automne.<br />
L&#8217;éternité se résout à l&#8217;inutilité, plus rien ne se distingue.<br />
Dans cet entendement tout effort est oublié. <br />
Où peut résider cet enchantement ?<br />
Dans le processus de la compréhension,<br />
celle qui bouscule les habitudes, la voie de l&#8217;illumination silencieuse, <br />
l&#8217;essence de l&#8217;infiniment petit.<br /></p>


<p>Pour saisir l&#8217; imperceptible, une navette d&#8217;or sur un métier de jade. <br />
Sujet et objet agissent l&#8217;un sur l&#8217;autre, lumière et obscurité sont interdépendantes.<br />
On ne peut se fier ni à l&#8217;esprit ni à la lettre, pourtant ils s&#8217;influencent mutuellement. <br />
Buvez le remède des vues justes, battez le tambour des calomnies infectes. <br />
Quand vues justes et calomnies se confondent,<br />
cessation et production ne dépendent que de soi.<br />
L&#8217;invité surgit sur le pas de porte, le fruit mûrit sur la branche.<br />
Le silence est l&#8217;ultime enseignement, L&#8217;entendement est la réponse universelle.<br /></p>


<p>La réponse est dénuée d&#8217;effort, l&#8217;enseignement est inaudible à l&#8217;ouïe.<br />
Toutes les expressions de l&#8217;univers rayonnent et prêchent le Dharma.<br />
Ils se certifient mutuellement et répondent réciproquement à leurs questions.<br />
Questions, réponses et certifications s&#8217;accordent en parfaite harmonie.<br />
Lorsque l&#8217;entendement est sans sérénité les distinctions apparaissent.<br />
Des questions, réponses et certifications naissent le désaccord.<br />
Sans la sérénité, l&#8217;entendement disparaît et tout devient vain et accessoire.<br />
Quand l&#8217;illumination silencieuse est accomplie,  la fleur de lotus fleurit, le rêveur s&#8217;éveille.<br />
Des centaines de rivières serpentent vers l&#8217;océan.<br />
Des milliers de sommets s&#8217;élèvent des fières montagnes. <br />
Comparable au cygne préférant le lait à l&#8217;eau. <br />
Semblable à l&#8217;abeille butinant le pollen des fleurs.<br />
Quand l&#8217;illumination silencieuse devient la raison ultime, <br />
je perpétue la tradition de ma lignée <br />
qui n&#8217;est rien d&#8217;autre que cette illumination silencieuse <br />
qui vous assaille de partout et vous pénètre au plus profond de vous-même.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/04/08/87-lettre-a-thomas">
  <title>Lettre à Thomas</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/04/08/87-lettre-a-thomas</link>
  <dc:date>2008-04-08T12:17:50+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jisha</dc:creator>
  <dc:subject>Lettre</dc:subject>
  <description>Toutes les traductions devraient transmettre un cadre fort utile. Celles qui ne le font pas sont sans intérêt, car elles ne s’attardent qu’à démontrer l’agilité cérébrale de celui qui les a faites.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Toutes les traductions devraient transmettre un cadre fort utile. Celles qui ne le font pas sont sans intérêt, car elles ne s&#8217;attardent qu&#8217;à démontrer l&#8217;agilité cérébrale de celui qui les a faites.</p>

<hr /> <p>Vous me dites que s&#8217;il ya lecture du Shôbôgenzô, a fortiori il devrait y avoir non_lecture. Il vous faut définir ce que vous entendez par lecture et non_lecture, sinon ce genre de formule n&#8217;a d&#8217;intérêt que celui que l&#8217;on porte à préférer l&#8217;effet de manches à la réflexion.</p>


<p>Si la lecture n'est que le fait de lire le Shôbôgenzô, il suffirait alors de ne pas le lire du tout (non_lecture), bien qu&#8217;il me semble difficile, pour celui qui s&#8217;adonne à la pratique au sein du Zen Sôtô, d'espérer ne pas le lire quand on sait un peu lire si l&#8217;on est un peu curieux de savoir ce qu&#8217;il peut bien se raconter dans ces lignes énigmatiques.</p>


<p>Si la lecture de cette &#339;uvre de Maître Dôgen est un moyen de trouver matière à justifier votre &#8220;penser&#8220; et votre &#8220; savoir&#8220; pour imposer vos idées aux propos supposés de Maître Dôgen, votre lecture ne serait qu&#8217;un fait d&#8217;opinions. Quelques citations glanées par ci par là suffisent, le but étant de légitimer ses opinions. La non_lecture serait tout simplement ne plus donner le sens de vos propres concepts aux écrits de Maître Dôgen. C&#8217;est peut-être pour cela que vous n&#8217;y comprenez rien, d&#8217;autant plus que l&#8217;ouvrage et la pensée du moine ne sont pas faciles d&#8217;accès.</p>


<p>Une lecture dans le texte original du 13ème siècle passe forcément par une sorte de traduction. Il y a la spécificité de la langue, le style et le contenu qui s&#8217;inscrivent dans un système de pensée bouddhique qu&#8217;il faut avoir étudié au préalable pour accéder aux subtilités de la pensée dogenienne. Savoir "traire" les kanji et s&#8217;entortiller les méninges dans la singularité de la grammaire et de la syntaxe sino-japonaise ne suffisent plus.</p>


<p>Si vous ne pouvez pas vous en passer, si vous ne savez ou ne pouvez pas le lire dans le texte, la question serait de savoir si vous devez vous accorder à ne lire que les traductions certifiées par un collège de lettrés attestés. Je comprends que l'on puisse poser la question si le texte traduit ou commenté par ces lettrés ne cultive que la confusion. Cela peut être gênant si de lui dépend le cadre de référence pour la pratique. Je me souviens d&#8217;un fait qui m&#8217;a appris à garder une certaine distance quant aux conseils de certains sorbonnards&nbsp;: Lors d&#8217;une séance de travail sur un texte d'Edgar Allan Poe, un professeur nous disait que nous devrions nous abstenir de lire les traductions de Charles Baudelaire tant elles étaient infidèles. Il nous suggérait de prendre les siennes comme référence. Quand il m'a été donné de lire Edgar Allan Poe dans le texte original, j&#8217;ai pris conscience que les traductions de Charles Baudelaire rendaient bien mieux l&#8217;atmosphère de l&#8217;&#339;uvre originale que celle de ce professeur. Charles Baudelaire avait usé de toute la subtilité de sa langue pour traduire celle de l&#8217;autre. Quel intérêt y-a-t-il à savoir si ce dernier avait traduit exactement la syntaxe de l&#8217;auteur&nbsp;? Le pouvait-il vraiment&nbsp;?</p>


<p>Toutes les traductions devraient transmettre un cadre fort utile. Celles qui ne le font pas sont sans intérêt, car elles ne s&#8217;attardent qu&#8217;à démontrer l&#8217;agilité cérébrale de celui qui les a faites. Vous souhaitez une liste de ces traductions&nbsp;? Prenez le risque de lire toutes celles qui sont disponibles dans une langue que vous maîtrisez si vous en avez les moyens ou alors soyez radical, n&#8217;en lisez aucune.
Toutefois, il serait peut-être adéquat d&#8217;adopter une voie médiane, celle de la libre lecture. La libre lecture, c&#8217;est se retrouver de plain-pied dans la pratique avec pour guide Maître Dôgen, mais pas s&#8217;y retrouver de plain-pied pour une finalité. Il vous faut devenir un homme comme il l&#8217;a montré - Maître Dôgen. Comment&nbsp;? En étant tout simplement "ça", celui qui n&#8217;a besoin de rien d&#8217;autre.
Votre compréhension suivra le cours de votre pratique&nbsp;; parfois elle sera bonne, parfois elle sera confuse. Accepter ce fait, c&#8217;est le moyen le plus sûr de comprendre le Shôbôgenzô, et sachez que la réactualisation reviendrait à redonner du sens au verbe, soit par la construction, soit par la déconstruction&nbsp;; sachez aussi que l&#8217;&#339;uvre de Maître Dôgen est celle d&#8217;un homme qui est arrivé à une certaine connaissance de la Loi Bouddhique&nbsp;; elle ne se mettra jamais en travers de votre route.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/03/13/85-toujours-la-meme-question">
  <title>Toujours la même Question</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/03/13/85-toujours-la-meme-question</link>
  <dc:date>2008-03-13T11:26:30+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Kusen</dc:subject>
  <description>Je n’arrive pas à concevoir la Voie comme faire un repas dans un fast-food. Cela complique un peu les choses. Il est hors de question de refaire le débat du graduel ou du subit, mais vouloir faire un chemin spirituel demande d’avoir de la patience.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;arrive pas à concevoir la Voie comme faire un repas dans un fast-food. Cela complique un peu les choses. Il est hors de question de refaire le débat du graduel ou du subit, mais vouloir faire un chemin spirituel demande d&#8217;avoir de la patience.</p>

<hr /> <p>Dans le Gakudô Yojinshu, Maître Dôgen spécifie que la quête ne peut venir à maturité qu&#8217;à la condition que le disciple pratique aupès d&#8217;un Maître. Si le disciple ne reconnaît pas son instructeur comme un Maître véritable, alors il vaudrait mieux ne pas pratiquer.
Ce qu&#8217;en dit Thomas Merton parle à l&#8217;occidental que je suis&nbsp;; «&nbsp;l'homme le plus dangereux est le contemplatif sans guide. Il se fie à ses propres visions, obéit aux attraits d'une voix intérieure, mais n'écoute pas les autres hommes. Il identifie la volonté de Dieu à tout ce qui lui fait sentir, dans son propre c&#339;ur, une grande, chaude et douce lumière intérieure. Plus le sentiment est doux et chaud, plus il est convaincu de sa propre infaillibilité.&nbsp;»</p>


<p>Mais à quoi reconnaît-on un vrai Maître&nbsp;? Sommes-nous sûr de le reconnaître, même si nous suivons les conseils de Maître Dôgen tout en gardant à l&#8217;esprit la mise en garde de Thomas Merton?
Pourquoi j&#8217;en arrive à me poser ces questions&nbsp;? Il suffirait d&#8217;avoir confiance en soi ou de suivre son intuition, non&nbsp;? Et pourtant avec le temps, je m&#8217;aperçois que ces questions ne trouvent aucune réponses dans cette confiance en soi façon psycho-ambiant, et encore moins dans cette intuition-institution que l&#8217;on ingurgite à l&#8217;insu de notre plein gré (malgré nous), tant nous sommes influençables. Mes propos sont subjectifs.</p>


<p>Mais à quoi reconnaît-on un vrai Maître&nbsp;? Je ne crains point d&#8217;être exploité ou utilisé par l&#8217;autre, mais je pense qu&#8217;il est préférable de  mettre à nu ses propres intentions, ses propres désirs. Suis-je certain d&#8217;être guidé par le désir de l&#8217;esprit d&#8217;éveil ou suis-je dans un besoin d&#8217;espérence, d&#8217;exigence ou suis-je pressé d&#8217;obtenir un résultat avéré puis attesté&nbsp;? S&#8217;il y a vraiment une intuition ou confiance en soi, nous savons vraiment ce qui nous mène vers un Maître plutôt qu&#8217;un autre. Est-ce une quête effrénée du Maître à n&#8217;importe quel prix pour le désir d&#8217;être au côté d&#8217;une célébrité et de son power-trip&nbsp;? Est-ce le désir de faire un exploit spirituel ou tout simplement la libération?
Je constate que notre volonté de vouloir un Maître fait parfois plus de tord que l&#8217;attitude même du Maître. Alors là, Maître Dôgen a raison&nbsp;: il vaudrait mieux ne pas pratiquer du tout ou pratiquer autre chose.
Je n&#8217;arrive pas à concevoir la Voie comme faire un repas dans un fast-food. Cela complique un peu les choses. Il est hors de question de refaire le débat du graduel ou du subit, mais vouloir faire un chemin spirituel demande d&#8217;avoir de la patience. Il est vrai aussi qu&#8217;il nous faille questionner les maîtres. Mais questionner les maîtres, est-ce chercher une raisonnance ou un alter Ego&nbsp;?</p>


<p>Questionner le Maître, c&#8217;est l&#8217;observer et s&#8217;observer  ( comprendre le Soi et comprendre le soi-même). Si on trouve que l&#8217;on peut s&#8217;accorder, que notre relation de Maître à disciple s'accorde à la raison et nous mène au bien et peut bénéficier aux autres, alors pourquoi craindre et pourquoi en attendre d&#8217;avantage&nbsp;? La libération est suffisante, non&nbsp;? Nous faut-il encore autre chose&nbsp;? Ne répondez pas. Cela finit toujours par se poser la même question.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/03/13/86-terre-a-terre-vous-dites">
  <title>Terre à terre vous dites ?</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2008/03/13/86-terre-a-terre-vous-dites</link>
  <dc:date>2008-03-13T09:59:33+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Kusen</dc:subject>
  <description>Il y a un temps où les choses profondes arrivent, elles s’imposent d’elles-mêmes parce qu’elles sont sans confusion. Tourner une fleur, ce n’est vraiment pas folichon, c’est tellement banal que personne ne comprenait ce que Bouddha exprimait.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un temps où les choses profondes arrivent, elles s&#8217;imposent d&#8217;elles-mêmes parce qu&#8217;elles sont sans confusion. Tourner une fleur, ce n&#8217;est vraiment pas folichon, c&#8217;est tellement banal que personne ne comprenait ce que Bouddha exprimait.</p>

<hr /> <p>Dans le Larousse pour l&#8217;expression &#8220;terre à terre &#8220;, on y trouve la définition suivante&nbsp;: - matériel, peu poétique, et comme synonyme le terme &#8220;prosaïque&#8220;. Donc &#8220;terre à terre&#8220;, c&#8217;est ce qui manque d'élévation parce qu&#8217;ordinaire. Les choses ordinaires ne peuvent&#8211;elles pas être profondes&nbsp;? Manger son riz et boire son thé, est-ce manquer de perspicacité&nbsp;?</p>


<p>Celui que l&#8217;on qualifie de &#8220;terre à terre &#8220; contrarie parfois ce désir que nous avons - caché par les bonnes manières - de vouloir être perçu comme. Le fait du terre à terre nous paraît comme un refus de nous reconnaître comme celui qui mérite d&#8217;être montré ou entendu. Celui que l&#8217;on aimerait être, fini par mépriser l&#8217;autre qui ose s&#8217;exprimer hors de nous.</p>

<pre></pre>

<p>Nous pensons que nos connaissances, nos expériences nous exemptent d&#8217;être ordinaire, alors que ce n&#8217;est que notre désir d'impressionner l&#8217;autre (en usant un jargon tribal, en étalant sa bibliographie ou sa science) en lui montrant combien nous sommes au-dessus et surtout combien nous sommes spirituels. Nous sommes si imbus de nous-mêmes qu&#8217;il nous arrive parfois d&#8217;oublier d&#8217;être ce que nous sommes. Il n&#8217;y a rien de plus ordinaire qu&#8217;être ce que l&#8217;on est.</p>


<p>Il y a un temps où les choses profondes arrivent, elles s&#8217;imposent d&#8217;elles-mêmes parce qu&#8217;elles sont sans confusion. Tourner une fleur, ce n&#8217;est vraiment pas folichon, c&#8217;est tellement banal que personne ne comprenait ce que Bouddha exprimait. Evidemment, il aurait été plus facile de comprendre s&#8217;il avait surfé sur la poudreuse à Crans-Montana, s&#8217;il s&#8217;était gargarisé aux Bastions ou s&#8217;il avait péroré dans une émission télé.</p>


<p>Etre terre à terre, c&#8217;est une autre façon de tourner soi-même la roue de la Loi. Etre terre à terre, c&#8217;est un moyen habile pour tordre le nez à Cyrano.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/10/29/78-copperer-ou-collaborer">
  <title>Coopérer ou Collaborer</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/10/29/78-copperer-ou-collaborer</link>
  <dc:date>2007-10-29T12:58:34+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rd Kakudo</dc:creator>
  <dc:subject>Social</dc:subject>
  <description>Si l'empereur a suffisamment de sagesse, et même si ses ministres sont médiocres, il ne pourra être renversé. Il en va de même pour la pérennité de la Voie du Bouddha. Peu importe comment surgit l'esprit maléfique, si vous restez fermes et si vous entretenez votre aspiration et votre persévérance dans la pratique de la Voie, les nuages disparaîtront et le vent tombera.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Si l'empereur a suffisamment de sagesse, et même si ses ministres sont médiocres, il ne pourra être renversé. Il en va de même pour la pérennité de la Voie du Bouddha. Peu importe comment surgit l'esprit maléfique, si vous restez fermes et si vous entretenez votre aspiration et votre persévérance dans la pratique de la Voie, les nuages disparaîtront et le vent tombera.</p>

<hr /> <p>Lorsque l'on parle de Sangha ou de Compagnons partageant la même Maison de pratique, il est nécessaire que les notions de collaboration et de coopération soient bien comprises.
Parfois, ces deux termes sont mis en opposition. Lorsque l'on a des difficultés avec les mots, il est nécessaire d'en connaître l'étymologie.</p>


<p>La collaboration est le fait de travailler ensemble, pas obligatoirement vers un but commun ou une &#339;uvre commune, alors que coopérer consiste à travailler ensemble à un but ou une &#339;uvre commune. Dans un premier temps, on arrive à penser qu'il est mieux de coopérer que de simplement collaborer. Et pourquoi donc&nbsp;? Parce que l'on sait implicitement, même si les deux termes nous semblent analogues, que coopérer c'est partager le résultat, alors que collaborer c'est simplement s'entendre sur les moyens à mettre en &#339;uvre.</p>


<p>Que l'on choisisse de coopérer ou de collaborer, il faut  veiller à ce que l'on sache si dans le cas de la coopération il nous est possible d'avoir l'usufruit des résultats ou si nous faisons le choix de la collaboration &#8211; d'abord il n'est  pas question de tout  partager&#8211; il faut veiller à ce que la mise en commun des tâches ou des fonctions soit effective et sans manipulation. En effet, certains pourraient user du travail d'autrui pour se faire valoir ou détourner tout simplement l'organisation à leur profit.</p>


<p>Qu'il y ait collaboration ou coopération, même pour celles et ceux qui sont sur la Voie, cela ne nous met pas à l'abri de conflits cognitifs ou autres, mais  cela peut aussi générer un désir de les résoudre. Il est important de savoir à qui l'on s'adresse. Pour ce qui est de la coopération, il est nécessaire de définir au préalable ce qui sera partagé,  chacun définit ses tâches, mais il ne faut pas s'étonner de voir pointer le nez de l'ego.</p>


<p>La collaboration demande plus de doigté, plus de maturité des deux parties. Il faut savoir définir les tâches et les normes pour que chacun sache ce qu'il y a à faire et ce que l'organisation attend de lui. Donc, il faut intégrer la notion de la capacité de chacun dans sa part créative et normative. Il nous faut composer avec l'inégalité et surtout la gérer. Il est vrai que certaines fonctions ont une grande valorisation de l'estime de soi &#8211; fort potentiel narcissique - alors que d'autres peuvent être perçues comme moins attrayantes. Il faut veiller à ce que chacun puisse trouver des points de reconnaissance.</p>


<p>Néanmoins, c'est dans la collaboration que l'on prend mieux conscience de l'importance de l'interdépendance. Les erreurs, les retards, le trop grand souci de sa propre personne dans sa représentativité, peuvent compromettre la réalisation commune d'un projet. La collaboration demande une implication et une compétence personnelle, mais une responsabilité commune parce que l'on ne pourra pas évaluer ce qui est de la responsabilité individuelle tant pour ce qui est de l'échec que de la réussite.</p>


<p>Vouloir que les autres coopèrent ou que les autres collaborent&nbsp;? Dois-je collaborer ou coopérer&nbsp;? Bonnes questions auxquelles l'exposé ci-dessus ne semble pas  répondre. Le choix de vouloir que les autres coopèrent ou collaborent est une question du positionnement de soi. Vous voyez-vous comme une personne avec un potentiel et une envergure donc avec des projets &#8211; essentiellement personnels&nbsp;? - Alors vous aurez besoin de compétences et de moyens. Compétences ou moyens que vous avez ou pas, mais que vous devrez acquérir, puis construire une forte homogénéité, c'est indispensable. Comment&nbsp;? En choisissant des disciples et des relations en fonction de votre plan. Que fait-on de celles et eux qui ne remplissent pas leur contrat&nbsp;?</p>


<p>Si vous vous voyez plus comme quelqu'un qui accueille ce qui vous vient, vous ne pouvez &#339;uvrer que dans la collaboration. Lorsque l'on a pris comme leitmotiv "sans but ni profit", qu'allez-vous donc partager&nbsp;? C'est plus délicat, il faudra trouver en chacun de vos disciples, ou de vos relations, des talents, puis faire en sorte que tout ce monde collabore tout en sachant gérer ce que disait Hegel "le combat pour la reconnaissance". Il faut accepter que chacun puisse aussi jouir de ce qui est fait, ce qui veut dire admettre qu'il puisse y avoir aussi dans la collaboration un besoin narcissique de celles et ceux qui viennent à vous. Comment y parvenir&nbsp;? - Je détournerais pour cela quelques propos de Maître Dôgen dans le Shôbôgenzô Zuimonki (traduction française de Jiho Myoshitu du Centre Zen Sôtô de Genève)&nbsp;: si l'empereur a suffisamment de sagesse, et même si ses ministres sont médiocres, il ne pourra être renversé. Il en va de même pour la pérennité de la Voie du Bouddha. Peu importe comment surgit l'esprit maléfique, si vous restez fermes et si vous entretenez votre aspiration et votre persévérance dans la pratique de la Voie, les nuages disparaîtront et le vent tombera.</p>


<p>Sachez une chose, dans la Voie "on s'apprend mutuellement", disait Maître Dôgen, ce qui présuppose que chacun y trouve son compte, le faible et le fort, &#8211; ce n'est pas le donnant-donnant qui est un concept du libéralisme économique plus proche de la coopération &#8211; par le fait que l'un se réapproprie et l'autre reçoit et s'approprie, c'est un juste transfert. Vous gérez l'inégalité par le fait que chacun  puisse devenir compétent à sa juste mesure. Vos projets communs prendront du temps pour se réaliser et parfois même ne verront-ils jamais le jour. Souvenez-vous que vous êtes tout simplement dans la dynamique de l'enseignement et surtout pas dans celui de l'économie.</p>


<p>Vouloir collaborer demande que vous preniez conscience que ce que vous faites est pour le bien de tous donc pas pour vous uniquement - vous êtes compris dans le "tous". Votre reconnaissance se retrouvera dans le plaisir de  la tâche accomplie et dans le goût d'avoir &#339;uvré pour les générations futures. Mais ne vous  laissez pas rouler par ceux  qui choisissent  de collaborer  car, coopérer leur semble trop cher payé.</p>


<p>Vouloir coopérer demande alors que vous sachiez exactement  que vous voulez et que ce que cela va vous rapporter - on est dans  la dynamique  du  "donnant- donnant". <br /></p>


<p>Ce qui m&#8217;intéresse, ce n&#8217;est pas forcément la même chose que ce qui vous intéresse. Alors collaboration ou coopération&nbsp;?</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/08/02/84-vouloir-se-comprendre-et-comprendre-lautre">
  <title>Vouloir se comprendre et comprendre l'autre</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/08/02/84-vouloir-se-comprendre-et-comprendre-lautre</link>
  <dc:date>2007-08-02T12:42:25+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jisha</dc:creator>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <description>Vouloir se connaître commence par la volonté de vouloir se comprendre. Se comprendre demande de retrouver l’orientation de sa vraie nature et que puisse être donné un sens à ses comportements. Comprendre les Vieux Bouddhas, c’est se comprendre un peu. Pour Maître Dôgen, comprendre la Vérité - cette vraie nature - c’est comprendre la pratique des Patriarches et des Bouddhas. La vie des Vieux Bouddhas est perçue ou encore vue comme le reflet de l’expression de notre vraie nature qui se révèle à nous  au fur et à mesure que l’on avance sur la Voie.

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Vouloir se connaître commence par la volonté de vouloir se comprendre. Se comprendre demande de retrouver l&#8217;orientation de sa vraie nature et que puisse être donné un sens à ses comportements. Comprendre les Vieux Bouddhas, c&#8217;est se comprendre un peu. Pour Maître Dôgen, comprendre la Vérité - cette vraie nature - c&#8217;est comprendre la pratique des Patriarches et des Bouddhas. La vie des Vieux Bouddhas est perçue ou encore vue comme le reflet de l&#8217;expression de notre vraie nature qui se révèle à nous  au fur et à mesure que l&#8217;on avance sur la Voie.</p>

<hr /> <p>Vouloir se connaître commence par la volonté de vouloir se comprendre. Il n&#8217;est pas question de savoir si l&#8217;on en a les capacités. Se comprendre, ce n&#8217;est pas s&#8217;étudier comme on le ferait d&#8217;un mécanisme pour en donner une explication. Se comprendre demande de retrouver l&#8217;orientation de sa vraie nature pour  que puisse être donné un sens à ses comportements. Mais il semble qu&#8217;il soit difficile d&#8217;expliquer cette vraie nature, tant elle est autre et tant elle est différente de ce qui est perçu. <br /></p>


<p>Pour se comprendre &#8211; sa vraie nature - nous avons besoin d&#8217;être confronté à elle non comme on le serait à un concept général, mais dans la nécessité de devoir interpréter ce qui est exprimé  &#8211; nous ne sommes qu&#8217;un ensemble dynamique associant cette vraie nature et notre identité. Il nous faudrait arriver à se détacher de ce que l&#8217;on appelle communément son «&nbsp;moi », de sa subjectivité et de ses particularités &#8211; n&#8217;est-ce pas ce que préconise Maître Dôgen&nbsp;? Interpréter cette vraie nature reviendrait plus à traduire ce qui est qu&#8217;à vouloir trouver, mettre en évidence et expliciter tout un processus causal préexistant.<br /></p>


<p>L&#8217;approche la plus juste &#8211; ce qui ne veut pas dire la plus simple - pour se comprendre commence par la reconnaissance de l&#8217;utilité de l&#8217;exemple donné par les Vieux Bouddhas. Ils nous donnent cette clé qui nous laisse apercevoir ce qu&#8217;est cette vraie nature. Vivre comme les Vieux Bouddhas, c&#8217;est avant tout communiquer avec eux par la pratique qui nous permet de partager leurs sentiments, leurs idées et leurs passions. Comprendre les Vieux Bouddhas, c&#8217;est se comprendre un peu.  La vie des Vieux Bouddhas est perçue ou encore vue comme le reflet de l&#8217;expression de notre vraie nature qui se révèle à nous  au fur et à mesure que l&#8217;on avance sur la Voie. Avancer sur la Voie alors prend la forme d&#8217;une découverte de soi incessante.   Pour Maître Dôgen, comprendre la Vérité - cette vraie nature - c&#8217;est comprendre la pratique des Patriarches et des Bouddhas.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/08/02/83-qui-suis-je-ou-labsurdite-de-la-quete-de-la-representativite-et-de-lapprobation">
  <title>Qui suis-je ? Ou l’absurdité de la  quête de la représentativité et de l’approbation.</title>
  <link>http://www.zen-geneve.ch/blog/index.php?2007/08/02/83-qui-suis-je-ou-labsurdite-de-la-quete-de-la-representativite-et-de-lapprobation</link>
  <dc:date>2007-08-02T10:36:00+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Jisha</dc:creator>
  <dc:subject>Kusen</dc:subject>
  <description>La question ne se pose pas pour se connaître, mais souvent pour se choisir un paraître. Pourquoi a-t-on choisi ce maître-ci plutôt que celui-là ? Pourquoi avoir choisi ce sangha-ci plutôt que celui-là ? Pourquoi cette Voie-ci plutôt que cette Voie-là ?

</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La question ne se pose pas pour se connaître, mais souvent pour se choisir un paraître. Pourquoi a-t-on choisi ce maître-ci plutôt que celui-là&nbsp;? Pourquoi avoir choisi ce sangha-ci plutôt que celui-là&nbsp;? Pourquoi cette Voie-ci plutôt que cette Voie-là&nbsp;?</p>

<hr /> <p>Lorsque l&#8217;empereur de Chine pose la question à Bodhidharma&nbsp;: Qui es-tu&nbsp;? L&#8217;histoire relate que ce dernier lui répondit qu&#8217;il ne le savait pas. <br /></p>



<p>On pourrait croire que la question «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? », se doit d&#8217;être résolue pour esquisser une réponse à ce «&nbsp;qui es-tu&nbsp;? » d&#8217;un autre. Mais cette question «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? » peut ne s&#8217;être posée que pour cerner l&#8217;importance de ce qui ne devrait pas être perçu par l&#8217;autre &#8211; qui n&#8217;est rien d&#8217;autre que vouloir donner une image choisie de soi-même. Cette question pèse sur les épaules de ceux qui sont trop sujet à la reconnaissance d'un système &#8211; très sartrien comme vision. Le «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? » ne devient rien d&#8217;autre qu&#8217;une anticipation du «&nbsp;qui es-tu&nbsp;? » qu&#8217;assènera ou pas l&#8217;autre. C&#8217;est dans le désir d&#8217;effets à produire sur autrui que la réponse au  «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? » prend inévitablement racine parce qu&#8217;elle en est originaire. La question ne se pose pas pour se connaître, mais souvent pour se choisir un paraître. A-t-on conscience de la question du «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? ». Elle se pose à nous trop souvent pour répondre à notre besoin d&#8217;une reconnaissance ou d&#8217;une approbation.<br /></p>



<p>Vouloir être reconnu ou avoir une approbation comme celle de faire effet est légitime. Mais a-t-on vraiment conscience que si ce vouloir est associé à celui de l&#8217;imposture - l&#8217;imposteur est celui qui adopte une double posture - on s&#8217;engage dans une relation polluée&nbsp;? La double posture peut être de ne pas s&#8217;avouer à soi-même que l&#8217;on a fait le choix de la dite pratique comme une fin en soi de reconnaissance ou d&#8217;approbation, et non comme moyen pour inscrire sa vie dans une pratique permettant de la porter au-delà de l&#8217;ordinaire. Pourquoi s&#8217;engage-t-on dans l&#8217;imposture alors qu&#8217;il serait souhaitable d&#8217;oublier ce que l&#8217;on croit être et ce que l&#8217;on croit devoir être&nbsp;? Pourquoi donc choisit-on d&#8217;être sous le feu du regard d&#8217;autrui au lieu d&#8217;être autonome et libre&nbsp;? Pourquoi choisit-on plutôt le «&nbsp;paraître&nbsp;» que le «&nbsp;se montrer&nbsp;» ? Pourquoi perdre son temps à vouloir être perçu pour ce que l&#8217;on n&#8217;est pas alors que là - dans l&#8217;espace et le temps - tout ce qui est se montre tel quel&nbsp;? Nous devrions nous efforcer de répondre à ces questions.<br /></p>



<p>Bodhidharma était-il un imposteur&nbsp;? Est-il envisageable de penser que Bodhidharma soit venu en Chine dans le but d&#8217;une reconnaissance quelconque et non dans celui d&#8217;inscrire la pratique concrète comme moyen de libération de la souffrance&nbsp;?
La question de l&#8217;empereur de Chine et la réponse de Bodhidharma nous interpellent. A savoir, répondre au «&nbsp;qui suis-je&nbsp;? » demande que l&#8217;on sache pourquoi on est là. Pourquoi a-t-on choisi ce maître-ci plutôt que celui-là&nbsp;? Pourquoi avoir choisi ce sangha-ci plutôt que celui-là&nbsp;? Pourquoi cette Voie-ci plutôt que cette Voie-là&nbsp;? Pourquoi souhaiter que l&#8217;autre ne sache pas ou ne perçoive pas ce qui est montré au-delà du paraître?<br /></p>



<p>Le «&nbsp;je ne sais pas&nbsp;» de Bodhidharma est l&#8217;ouverture à ce qui est devant lui en acceptant une interaction avec l&#8217;empereur de Chine sans masque &#8211; ce qui ne veut pas dire sans respect. Le respect est ce qui permet l&#8217;espace d&#8217;égalité, d&#8217;intensité et d&#8217;inventivité. Se refuser le droit de connaître l&#8217;intensité, l&#8217;inventivité par la relation authentique avec l&#8217;autre et avec soi-même, c&#8217;est ne pas se connaître. Se connaître implique qu&#8217;il soit laissé à l&#8217;autre et à soi-même le droit de ne pas nous comprendre réciproquement.
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<p>Faire de la Voie une affaire de représentativité et d&#8217;approbation est absurde, tout comme prétendre entreprendre la Voie sur un pari à l&#8217;instar de Pascal est une imposture. Alors que l&#8217;on sait que se laisser porter par la Voie, ou laisser le Dharma agir en soi est le ticket gagnant. Alors que le vrai pari non avoué &#8211; d&#8217;où imposture - n&#8217;est que s&#8217;assurer de l&#8217;obtention d&#8217;une reconnaissance, d&#8217;une approbation et d&#8217;une représentativité &#8211; que l&#8217;on croit à tort plus aisé dans un petit sangha. Ne perdons pas de vue ceci&nbsp;: - ''le «&nbsp;je suis originel&nbsp;» naîtra ou ne naîtra pas de la relation de vous à moi et de moi à vous. Mais sûrement pas de vos aspirations à vouloir forcer autant la Voie que moi à vous légitimer dans l&#8217;imposture.
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